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Madère, l'éden oublié du Portugal

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JiDé
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Madère, l'éden oublié du Portugal

Message par JiDé » ven. 10 févr. 2017 11:27

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Madère, l'éden oublié du Portugal
Par Mina Soundiram, publié le 10/02/2017 à 06:00 , mis à jour à 11:13
On lui préfère souvent l'Algarve, Lisbonne ou Porto. Et pourtant, avec son climat tropical, ses spots de surf et ses chemins de traverse, Madère est une île qui réunit tous les charmes.

C'est un voyage qui se mérite. Tandis que l'avion entame tout juste sa descente, le voilà pris dans de grands tourments, soufflé de tous côtés par de grosses rafales. De quoi effrayer ses passagers, crispés aux accoudoirs, le visage faussement serein. L'arrivée sur l'île est déjà une aventure. "Vous avez eu de la chance car certains avions sont obligés d'aller se poser à Porto quand il y a trop de vent", rassure Carlos Lopes, un photographe de presse à la retraite, qui a accepté de nous servir de guide.

Madère, île portugaise, perdue au large des côtes marocaines, à 1 000 kilomètres de Lisbonne, n'est pas très étendue (740 kilomètres carrés) ; à peine est-elle réputée pour son vin cuit mais elle attire son lot de fidèles, venus profiter, un long week-end ou plus, de son climat océanique -il ne fait jamais moins de 15 °C-, de ses randonnées nature et de ses spots de surf réputés dans le monde entier.

Point de départ de notre périple: Funchal. Chef-lieu officiel, c'est aussi le centre névralgique de l'île. Très simple d'accès, la ville s'apprivoise à pied. La zona velha -le centre-ville- a un air authentique, un poil suranné. De drôles de petites boutiques colorées, aux intérieurs poussiéreux, côtoient des bars à punch -une des spécialités du coin- et des pâtisseries aux étalages bien garnis. De vieux messieurs sont attablés à la terrasse des cafés, la peau tannée par le soleil et le visage grave.

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Auberge de surfeurs "Moradia de Maktub" dans le village de Jardim do Mar à l'Ile de Madère, Décembre 2016.
Roberto Frankenberg


Au coeur de la cité piétonne et de ses ruelles escarpées, le marché des Laboureurs, poumon de la ville, est à découvrir, surtout le vendredi matin, quand les poissonniers déballent leur butin. On y achètera l'espada, un poisson- épée, noir, très effrayant avec ses petites dents acérées, à la chair pourtant tendre, et spécifique aux eaux de Madère. A l'extérieur, les primeurs ont envahi l'espace. L'île a beau n'être qu'à trois heures trente en avion de Paris, elle bénéficie d'un climat tropical grâce auquel poussent, sur ses terres, papayes, goyaves et fruits de la passion...
Câmara de Lobos sur la côte sud de l'île, fut l'un des endroits abordés par les Portugais au XVe siècle.

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Câmara de Lobos sur la côte sud de l'île, fut l'un des endroits abordés par les Portugais au XVe siècle.
Roberto Frankenberg


A l'entrée de la ville, changement d'ambiance. Un drôle de monument est dressé près du port tel un mirador. Il s'agit du Design Centre Nini Andrade Silva, cette vieille forteresse qu'une célébrité locale a transformée en un lieu d'exposition. Nini Andrade Silva? "C'est l'une des designers d'intérieur les plus connues au monde", assure fièrement un employé du lieu. Son nom ne nous évoque rien, mais nous acquiesçons par politesse. L'univers de l'artiste est ponctué d'objets contemporains et de gros galets, c'est son emblème.

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Nini Design Center, Ile de Madère, Décembre 2016
Roberto Frankenberg


Au sommet de la tour, un ancien club a été réhabilité en restaurant chic où la clientèle aisée se retrouve autour de menus gastronomiques. Certes, à la nuit tombée, la vue sur les collines illuminées de Funchal vaut carrément le prix du dîner! De là-haut, on aperçoit aussi un curieux bastion contemporain - un poil tape à l'oeil ! -d'où brillent les initiales lumineuses CR7. CR pour Cristiano Ronaldo, 7 pour le numéro du joueur. Star mondiale du ballon rond, le joueur natif de Funchal vient d'inaugurer un hôtel au bord de la mer. "Il a beaucoup oeuvré pour développer le tourisme sur l'île. Les habitants lui vouent un véritable culte", nous dit Carlos Lopes. Pas mégalo pour un sou, Cristiano, qui a ici sa grande statue, s'est offert, en sus de son hôtel, un musée... à son effigie évidemment.

Si l'on veut jouer les touristes, on prend le téléphérique qui relie Funchal à la commune de Monte pour visiter le jardin tropical donnant sur l'immensité de l'océan, et on redescend dans des traîneaux d'osier, les carrinhos. Apparus vers 1850, ceux-ci permettaient aux gens vivant sur les collines de descendre vite à la ville. Ces drôles de luges d'été peuvent même atteindre 50 km/h!

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Randonnée sur la Levada de Queimadas au nord de l'Ile de Madère, Décembre 2016.
Roberto Frankenberg


Mais quittons Funchal : direction le nord, vers le parc forestier de Queimadas, dans la municipalité de Santana. La balade commence devant une jolie maisonnette dont le toit en chaume rappelle les anciennes habitations. A partir de là, on peut entreprendre plusieurs randonnées dont la levada do Caldeirão Verde. A l'origine, les levadas, canaux construits à flanc de montagne, servaient à acheminer l'eau du nord-ouest de l'île vers les terres à irriguer situées au sud-ouest. Les sentiers longeant les levadas, qui permettaient l'entretien et la surveillance, sont désormais praticables pour la randonnée, et s'étendent jusqu'à plusieurs kilomètres.

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Volacanique et sauvage, la "Perle de l'Atlantique" tire son nom du bois Madeira, en portugais.
Roberto Frankenberg

La meilleure saison pour marcher à Madère s'étire entre avril et juin, quand la température est douce et l'île, toute en fleurs. On traverse des petites cascades (attention, à la douche glacée !), des paysages magnifiques alternant entre forêts tropicales et vue sur l'océan. L'air frais sur les hauteurs nous fouette gentiment le visage.

Les arbres s'entrelacent, créant une atmosphère mystique digne d'un film de Tim Burton. Pour prolonger le moment, on redescend par la zone de Fanal -et ses impressionnantes forêts laurifères inscrites par l'Unesco sur la liste du Patrimoine mondial naturel. Rien ne vient troubler cette quiétude presque inquiétante. Hormis peut-être quelques vaches nullement importunées par notre présence.

Avis aux amateurs de sensations fortes, Madère est aussi un haut lieu de glisse. "De nombreux spots sont réservés aux surfeurs chevronnés", nous explique la propriétaire de Maktub ("destin" en arabe), une petite guesthouse à Jardim do Mar à la pointe ouest, un endroit surnommé le Hawaii d'Europe. "Ici, les rouleaux atteignent plusieurs mètres de hauteur et on peut pratiquer ce sport toute l'année même si la meilleure période s'étend de novembre à février", se réjouit-elle.

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"Pastéis de Nata" de la Patisserie Fabrica Santo Antonio dans la Zona Velha à Funchal, Ile de Madère, Décembre 2016.
Roberto Frankenberg


Son établissement accueille des surfeurs venus passer des semaines ou des mois dans ce petit havre de paix où la vie en communauté s'impose quasi naturellement. D'ailleurs, les chambres ressemblent à de grands dortoirs bariolés et la popote s'organise en groupe. On a beau aimer le confort quasi luxueux de notre petit hôtel, on passerait bien quelques jours avec cette bande de joyeux lurons.

A Paul do Mar, on trouvera les vagues les plus puissantes qui soient, tandis que Porto da Cruz est le spot idéal pour les surfeurs débutants. De la glisse en plein hiver, un climat tropical annuel : comme le disait l'écrivain Paul Morand, "Madère est l'île où l'été vient passer l'hiver". Ou vice versa.

Source: Image - Par Mina Soundiram, publié le 10/02/2017 à 06:00 , mis à jour à 11:43
Modifié en dernier par JiDé le sam. 4 mars 2017 17:27, modifié 1 fois.
Raison : correctif supréssion doublons indiqué par le Poto Hugul
3 x
Zaphale, Yopla22, xs4u
sur Image, avec tous mes Potos :jidé:
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