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La discographie du Polo

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Re: La discographie du Polo

Message par Pol » lun. 21 mai 2018 23:32

Wolfgang Amadeus MOZART (1756 - 1791) suite ...
Le 23 septembre 1773, nouveau voyage, sans son père cette fois, mais avec sa mère. Munich, Augsbourg, Mannheim, Paris. Lors de ce voyage il fit la connaissance de la jeune cantatrice Aloysia Weber dont il tomba éperdument amoureux et dont il épousa ... la sœur quelques années plus tard ! Le 23 mars 1778, après 12 ans, il foule de nouveau le pavé parisien. Il y écrit la symphonie N° 31 K.297b, Ballet des petits riens, le concerto pour flûte et harpe, la pathétique sonate pour piano K.310.

Concerto pour flûte et harpe en ut majeur K.299

Le 3 juillet 1778, sa mère Anna Maria meurt et Wolfgang quitte Paris, qu'il n'aime décidément pas, le 26 septembre. De retour à Salzbourg, il est nommé au poste d'organiste de la cour en janvier 1778, auprès d'un maître copieusement détesté, le prince-archevêque de Salzbourg, Hieronymus von Colloredo. En mai et juin 1781, des incidents envenimèrent les relations entre Wolfgang et son patron, et il quitta définitivement le service de Colloredo, et choisit d'habiter Vienne comme musicien indépendant. Il y épouse Constance Weber le 4 août 1782.
De 1781 datent le rondo pour violon et orchestre K373, quatre sonates pour piano et violon K.176 à 179, la sonate pour deux piano K448. Dans la seconde partie de cette année, se rattachent les premiers travaux sur Die Entführung aus dem Serail K.384 (l'Enlèvement au Sérail).

Die Entführung aus dem Serail, K.384 : ouverture
Il y a lieu d'évoquer les relations privilégiées qui, dans les années 1780, s'établirent entre Mozart et Haydn. On sait l'amitié sans arrières pensées et l'admiration que les deux génies éprouvèrent l'un pour l'autre.
Pour assurer la vie matérielle de sa famille, Mozart n'avait d'autres possibilités que de donner des leçons et des concerts. Seulement trois élèves pour janvier 1782, et un seul concert. Pour s'y produire comme virtuose du clavier, ce que les Viennois appréciaient par dessus tout, Mozart composa, de février 1784 à décembre 1786, l'admirable série des douze concertos numérotée de 14 à 25.

Concerto pour piano N° 21 en ut majeur, K.467
Comme beaucoup d'esprits cultivés en Europe, Mozart adhéra à la franc-maçonnerie en 1785. C'est l'année où Mozart travaille aux Noces de Figaro.

Le nozze di Figaro K.492 : ouverture
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Re: La discographie du Polo

Message par Pol » mar. 22 mai 2018 22:36

Wolfgang Amadeus MOZART (1756 - 1791) suite ...
Invité à Pragues, Mozart arrive en janvier 1787 et assiste à son opéra Les Noces de Figaro. De retour à Vienne, en février, il se consacre à la composition de ce que beaucoup considèrent comme "l'opéra des opéras": Don Giovanni.

Don Giovanni K.527 : ouverture
don Giovanni K.527 : La ci darem la mano don giovanni sème le trouble dans l'esprit de la gente féminine
don Giovanni K.527 : Madamina, il catalogo è questo Leporello, le valet de Don giovanni fait l'inventaire des conquêtes de son maître
Son père leopold meurt subitement à Salzbourg au mois de mai 1787 à l'âge de 68 ans. C'est l'époque de la célèbre Kleine Nachtmisik (Petite Musique de Nuit).

Petite Musique de Nuit K.525
Neuf mois plus tôt, Mozart offre aux mélomanes de Prague sa monumentale symphonie N° 38 K.504, cette œuvre marquant l'un des sommets de l'art symphonique, non seulement avec Beethoven, mais de tous les temps.

symphonie N° 38 K.504
De plus en plus assailli par les problèmes d'argent, de plus en plus incompris des Viennois, Mozart vécu dans la capitale autrichienne la totalité de l'année 1788, et dû se livrer, dans un but alimentaire, à des réorchestrations d’œuvres de Haendel. En juin, juillet et août 1789, il compose (sans espoir de les publier) les symphonies N° 39, 40, et 41 "Jupiter".

Symphonie N° 40 K.550
C'est l'un des épisodes les plus tristes mais aussi des plus significatifs de l'histoire de la musique que cette mise à l'écart, par une société frivole, d'un génie d'une telle grandeur, qui, sur le plan de l'esprit, est pourtant l'une des gloires de son siècle. Haydn s'indignait du traitement réservé à son ami "Si seulement je pouvais graver dans l'esprit de tout ami de la musique, mais surtout de tout prince de cette terre, les inimitables travaux de Mozart, et leur faire entendre avec la compréhension musicale et l'émotion que j'y apporte moi-même, par Dieu, les nations rivaliseraient pour avoir un tel joyau chez elles".
Dans une lettre à l'un de ses amis (Michaël Puchberg), Mozart confie "Me voici dans une situation telle que je ne peux la souhaiter même à mon pire ennemi ! Et si vous, mon excellent ami et frère, vous m'abandonnez, je suis perdu, moi, ma pauvre femme malade et notre enfant".
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Re: La discographie du Polo

Message par Pol » jeu. 24 mai 2018 00:29

Wolfgang Amadeus MOZART (1756 - 1791) suite ...
L'année 1790 voit la présentation de Cosi fan tutte (Ainsi font-elles toutes, ou l'école des amants)), opéra bouffe en deux actes. succès mitigé, correct, sans plus.

Cosi fan tutte K.588 : ouverture
Enfin, j'en arrive à cette triste année 1791, Wolfgang aura 35 ans le 27 janvier, année de tant de chefs-d’œuvre : Concerto pour piano et orchestre K.595, Quintette à cordes K.614, l'Ave verum K.619, les opéras La clémence de Titus et La Flûte Enchantée, Le concerto pour clarinette K622, Le requiem K.626 (inachevé).

Le concerto pour clarinette K622 Second mouvement, adagio.
le 30 septembre 1791, la Flûte enchantée (Die Zauberflöte en Allemand), œuvre maçonnique de Mozart, fut donnée pour la première fois à Vienne. l'opéra déchaîna les applaudissements, et fut joué les jours suivants.

La Flûte Enchantée K.620 : L'Air de la reine de la nuit (que tout le monde connait, merci la pub !)
Mais ce succès qui aurait pu relancer sa carrière, le pauvre Wolfgang n'en profita guère ... Le 5 décembre, il avait cessé de vivre. L'évènement fit peu de bruit dans Vienne. Le temps n'était pas mauvais, mais seuls quelques amis accompagnèrent le corbillard, et l'on jeta, dans l’anonymat de la fosse commune, le corps de cet homme exceptionnel.

Messa da Requiem K.626 : Lacrimosa
Je reviendrai, dans les jours qui viennent sur des œuvres de cet immense génie à l'oreille absolue (L’oreille absolue reconnaît la hauteur d’une note sans point de comparaison. Un musicien qui possède l’oreille absolue sait quand il entend un son de quelle note il s’agit (radiomozart.com)), et à la mémoire eidétique (La mémoire eidétique, mémoire photographique, ou mémoire absolue, est la faculté de se souvenir d'une grande quantité d'images, de sons, ou d'objets dans leurs moindres détails (Wiki)).
mais auparavant, j'expliquerai pourquoi, après le nom des œuvres de Mozart, figure un K ou KV majuscule suivi de numéros.
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Re: La discographie du Polo

Message par Pol » jeu. 24 mai 2018 23:17

Ludwig von Köchel
Ludwig von Köchel n'est pas un musicien, ni un compositeur, ni un chanteur ... Non, simplement, Ludwig von Köchel s'intéressait à la musique, et plus spécialement à Mozart. Köchel a répertorié TOUTES les œuvres de Mozart et les a classées chronologiquement de 1 à ... 626 (K.626 étant le Requiem, œuvre inachevé par Mozart, qui est mort lors de sa composition).

Par exemple, lorsque l'on parle d'un concerto pour piano et orchestre de Mozart, en plus du numéro de ce concerto, on ajoute le fameux K suivi du numéro dans le catalogue Köchel : Concerto pour piano et orchestre N°21 en ut majeur K.467. Il s'agit donc du 21ème concerto pour piano, et de la 467ème œuvre du maître.

De plus, lorsque, par des vérifications, recoupements historique et musicologique, il est absolument avéré que ce numéro dans le catalogue Köchel est exact, sans aucun doute, on ajoute un "V" après le "K". Le Concerto pour piano et orchestre N°21 en ut majeur K.467 deviendrait donc Concerto pour piano et orchestre N°21 en ut majeur KV.467, "V" pour "vérifié". Mais ce "V" tombe en désuétude et n'est plus guère employé.

J'oubliais ... Ludwig Alois Friedrich Ritter von Köchel (14 janvier 1800 – 3 juin 1877) est un écrivain, compositeur, botaniste et éditeur autrichien (Wiki). Wiki le présente comme compositeur, mais je n'ai rien trouvé à ce sujet. Je dirais plutôt "historien de la musique".
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Re: La discographie du Polo

Message par Pol » ven. 25 mai 2018 23:02

Wolfgang Amadeus MOZART - Les symphonies
Chez Beethoven, Mendelssohn, Schumann, Dvořák, Tchaïkovski et la plupart des autres grands compositeurs, la question du nombre de leurs symphonies ne s'est jamais posée. Mais combien de symphonies Mozart a-t-il réellement composées ? Si l'on utilise l'ancienne édition des œuvres complètes, publiée au XIXe siècle, on trouve 41 symphonies. Mais la recherche "mozartienne" a fait beaucoup de progrès ces dernières dizaines d'années. En 1936, Alfred Einstein (apparemment pas de la famille d'Albert, ou alors cousin très éloigné) affirma qu'une partie des compositions que Köchel avait déclarée authentique dans son premier catalogue (abréviation "K") n'étaient pas de la main de Mozart. Il les retira de l'ancien catalogue qu'il compléta par des œuvres inachevées, des esquisses et des compositions aujourd'hui disparues. La Nouvelle Édition Mozart, depuis sa création en 1955, dénombre 62 œuvres auxquelles on peut donner le nom de symphonie.
Beethoven et ses successeurs considérait la symphonie comme le genre instrumental le plus important et lui conférait, en tant qu’œuvre d'art à part entière, une forme toujours plus sérieuse, monumentale, profonde et particulière; pour Mozart et ses contemporains, par contre, les termes de sinfonia, ouverture, overtura étaient encore interchangeables et synonymes de musique légère et élégante, pouvant servir de prélude à des pièces de théâtre, des opéras, des cantates, des oratorios, ou étaient destinées à ouvrir une soirée de concert (lorsque l'on parle, pour un opéra, de l'ouverture, le terme entier est "symphonie d'ouverture").
Traditionnellement, une symphonie comporte trois mouvements : le premier est le plus noble, le plus majestueux, plus imposant que les autres ; le deuxième est plus lent, plus émouvant, plus pathétique ou plus agréable ; le troisième est plus rapide, plus tumultueux, plus vivant ou plus joyeux (définition par le comte de Lacépède). Or, un certain nombre de ces 62 symphonies sont des "introductions" d’opéra, leurs trois mouvements s'enchaînent sans pause les uns aux autres et durent à peine dix minutes, elles ne sont pas répertoriées comme œuvres instrumentales autonomes et se trouvent sous la rubrique "symphonies d'opéra".
On ne devrait pas oublier que les 4/5 des symphonies de Mozart sont des œuvres de jeunesse qui révèlent une évolution plus ou moins régulière de son talent de compositeur et de sa conscience: seules les six dernières datent de l'époque viennoise du compositeur. La grande majorité des œuvres composées à Salzbourg n'a pas été imprimée, ce dont le père, Leopold, sévère et très critique, porte la responsabilité de leur perte ou de leur destruction.
Quelques jours avant son mariage, et pour son mariage avec Constance Weber, Mozart compose la symphonie "Haffner" K.385.

Quelques symphonies "viennoises"

Symphonie N°35 en ré majeur K.385 "Haffner"
La symphonie "Linz" est la première que Mozart a doté d'une introduction solennelle.

Symphonie N°36 en ut majeur K.425 "Linz"
Symphonie N°39 en mi bémol majeur K.543
Symphonie N°41 en ut majeur K.551 "Jupiter"
Modifié en dernier par Pol le sam. 26 mai 2018 23:55, modifié 1 fois.
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Re: La discographie du Polo

Message par manie » sam. 26 mai 2018 08:52

Merci pour tout ça mon Polo !! :amities: Pas encore trouvé le temps de m'y attarder mais dès que je peux promis ! :ouioui:
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Re: La discographie du Polo

Message par Pol » sam. 26 mai 2018 21:35

En attendant, c'est sympa de passer, copinette :amities: :bisous2:
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Re: La discographie du Polo

Message par Pol » sam. 26 mai 2018 23:54

Wolfgang Amadeus MOZART - Les concertos
Tout d'abord, une définition simple du concerto. J'y reviendrai très probablement plus en détail une autre fois. On reste donc sur Mozart !
Le concerto est un genre musical faisant "dialoguer" un soliste avec une formation instrumentale ou un orchestre, et les confrontant de manière à mettre en valeur l'expression et la virtuosité du ou des solistes. La plupart des grands concertos depuis le XVIIIe siècle sont pour piano et orchestre, et secondairement pour violon et orchestre. Mais on en trouve aussi pour violoncelle, flûte, hautbois, basson, cor, alto, contrebasse, harpe, claviers divers (clavecin, orgue). Bref, pour tous les instruments, et même la percussion, l'accordéon, l'harmonica, la guitare ... Il existe aussi des doubles concertos (par exemple violon et violoncelle : Brahms) dits parfois symphonie concertante (Mozart - violon et alto), des triples concertos (Beethoven - piano, violon et violoncelle). Le concerto grosso de l'époque baroque faisant "dialoguer" un ensemble d'instruments pris dans l’orchestre, avec le reste de l'orchestre lui-même.

Le concerto est un genre qu’affectionnait particulièrement Mozart. Mais combien de concertos Mozart a-t-il écrit ? Ce fut un tel génie prolifique que c'est toujours la question que l'on se pose. Comptons ...
- Concerto pour piano : 27
- Concerto pour trois pianos : 1
- Concerto pour violon : 5
- Concerto pour violon et alto : 1
- Concertos pour cor : 4
- Concertos pour flûte : 3
- Concerto pour flute et harpe : 1
- Concerto pour Hautbois : 1
- Concerto pour clarinette : 1
- Concerto pour basson : 1
On arrive à un total de 45 concertos, et j'en oublie sûrement !

Tout le monde sait que Wolfgang était un virtuose du piano. Ce qu'on sait moins, c'est qu'il était aussi un virtuose du violon (il a été engagé par le prince-archevêque Colloredo comme premier violon dans l'orchestre de la cour). Mais son instrument de prédilection, c'est quand même le piano, ce qui explique ce grand nombre de concertos pour cet instrument.
J'ai déjà posté le concerto pour piano N°21 le 21 mai, je ne le "reposterai" donc pas, mais c'est mon préféré. Pour les grands mélomanes (que je ne suis pas, restons modestes !), le plus accompli c'est le concerto pour piano N°20 (Il franchit, par son attitude fondamentale, empreinte de passion et d’exaltation, les frontières de la musique mondaine aux nombreux effets - Uwe Kraemer, musicologue allemand).

Concerto pour piano et orchestre N°20 en ré mineur K.466
Un instrument solo fait entièrement défaut dans le répertoire "mozartien". Pourquoi le plus estimé, le plus "aristocratique" de tous les cuivres, pendant des siècles le domaine des privilégiés en est-il absent ? Tout simplement, Mozart, jusqu'à l’âge de dix ans avait une peur insurmontable de la trompette lorsqu'elle était jouée seule -Lorsqu'on lui tendait une trompette, il souffrait autant que si on le menaçait d'un pistolet chargé - Johann Andreas Schachtner, trompettiste, ami de la famille Mozart.
C'est pour son grand ami Josef Leitgeb, corniste à l'orchestre de la cour à Salzbourg, que Mozart composa les quatre concertos pour cor et orchestre. Le concerto pour cor N°1 K.412 a la particularité de ne comporter que deux mouvements.

Le concerto pour cor et orchestre N°1 en ré majeur K.412
Les cinq concertos pour violon du maître datent de 1775. Lorsqu'il se consacra à leur écriture, il n’obéissait pas seulement à des considérations artistiques. Il était premier violon à la cour du prince-archevêque et il appartenait à ses obligations professionnelles rémunérées de se produire de temps en temps en soliste au cours des concerts. Il interprétait aussi bien des œuvres d'autres compositeurs que les siennes. Il composa en l'espace de cinq mois les cinq concertos pour violon.

Concerto pour violon et orchestre N°3 en sol majeur K.216
Concerto pour basson et orchestre N°1 si bémol K.191
Concerto pour hautbois et orchestre N°1 en ut majeur K.314
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Re: La discographie du Polo

Message par Pol » dim. 27 mai 2018 22:50

Wolfgang Amadeus MOZART - La musique sacrée
En plus de ses opéras, de ses symphonies, de ses sérénades et divertissements, de ses pièces de musique de chambre et de ses œuvres vocales profanes, Mozart a écrit un nombre impressionnant d’œuvres sacrées. Il a non seulement composé 16 messes entières, des passages de la Grande Messe en ut mineur et du requiem, 4 Kyrie, quelques fragments de Kyrie et de Gloria, 12 motets, 11 chants destinés à l'office, 4 litanies ainsi que 9 chants religieux italiens et allemands, mais aussi 17 sonates d'église pour orgue, deux violon et basse.
En avril 1779, quatre mois après sa nomination au poste d'organiste de la cour et de la cathédrale (17 janvier), Mozart composa la Messe K.317 devenue célèbre sous le nom de Messe du Couronnement. La date de composition et l'importance de l'instrumentation laissent supposer que la première exécution a eu lieu à Pâques dans la cathédrale de Salzbourg (et de couronnement, point !).

Messe du couronnement en ut majeur K.317
L'"Ave verum", que Mozart composa en 1791, l'année de sa mort, est à l'opposé de cette démonstration de brillantes coloratures. Il est en effet d'une grande dévotion et d'une profonde humilité.

Ave verum corpus K.618
L'histoire de la musique comporte de nombreuses messes de requiem. La préférence particulière que le public porte aux requiem de Mozart et Verdi est assez étrangère à la musique elle-même. Ce public pense qu'il y a une différence importante entre le musicien qui écrit sur la mort confortablement installé au coin du feu, et celui qui compose sur le même thème alors qu'il est sous l'effet d'un choc brutal qui le touche personnellement. Il semble difficile de refuser l'idée qu'un lien s'est établi dans l'esprit du compositeur entre cette commande mystérieuse d'un requiem (un homme a bien approché Mozart pour lui commander une messe des morts en insistant sur l'anonymat), et l’extrême lassitude dont l'accable la maladie. même s'il n'a pas été écrit par le musicien en prévision de son propre décès, les événements ont placé ce requiem sous le signe imminent de la mort.

Requiem en ré mineur K.626 - Requiem aeternam (01)
Requiem en ré mineur K.626 - Tuba mirum (04)
Tessiture des voix dans l'ordre d'écoute : basse, ténor, contralto (femme), Soprano

Requiem en ré mineur K.626 - Rex tremendae (05)
Requiem en ré mineur K.626 - Lacrimosa (06)
Requiem en ré mineur K.626 - Communio Lux aeternam (14)
La traduction du requiem est ici ... http://blog.cp13.over-blog.net/pages/Tr ... 98043.html

Avant de terminer le cycle Mozart, je voudrais présenter deux opéras : la Flûte Enchantée et les Noces de Figaro
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Re: La discographie du Polo

Message par Pol » lun. 28 mai 2018 18:25

Wolfgang Amadeus MOZART - Die Zauberflöte K.620 (La Flûte Enchantée)
Opéra en deux actes
Dans les derniers mois de sa vie, Mozart écrivit 3 œuvres capitales, sur des genres qu'il n'avait pratiquement pas cultivés depuis dix ans : L'opéra seria (serieux) italien (La Clémence de Titus K.621- La clemenza di Tito), un singspiel (opéra) allemand (Die Zauberflöte K.620 - La Flûte Enchantée) et de la musique sacrée (requiem K.626). Si deux de ces ouvrages étaient des commandes, ce fut par contre de son plein gré qu'il entrepris le singspiel "Die Zauberflöte".
Vienne était connue, à cette époque, pour son inconstance. De l'accueil chaleureux du départ, le compositeur est peu enclin à fêter ses dix ans de présence dans la capitale autrichienne. La virtuosité trouvée à son jeu de piano est passée, le nombre de ses élèves a diminué pour ne pas dire, peu s'en faut, inexistant. Son salaire en tant que compositeur à la cour est plus que modique. Mozart s'efforçait d'assurer sa subsistance et celle de sa famille, et ce fut dans cet état d'esprit que germa l'idée d'un opéra féérique.
L'opéra fut terminé le 28 septembre 1791 et la première eut lieu deux jours plus tard. De représentations en représentations, de salles combles en succès, Mozart tomba malade et moins de dix semaines après la première, il était mort. l'opéra poursuivit sa carrière triomphale, et devint à la fin du siècle le plus célèbre et populaire de ses ouvrages lyriques. Il le demeura dans les pays germaniques (Goethe l'admirait et envisageait de lui donner une suite), mais aussi en Angleterre et en France.
Où qu'il soit joué, cet opéra est maintenant une des œuvres fondamentales du répertoire et son mélange de naïveté et de sublime continue à exercer une profonde fascination. C'est une allégorie pleine de gravité sur la nature de l'Homme et sa recherche de son harmonie intérieure. L'auditoire est partagé par une contradiction inhérente entre l'humour banal et terre à terre qui parcourt l’œuvre, et la profondeur et sublimité des sentiments qu'elle suscite.

Une ouverture empreinte de solennité, dans laquelle il rappelle son appartenance à la franc-maçonnerie (la Flûte Enchantée est l’œuvre maçonnique de Mozart)...

- La Flûte Enchantée K.620 - Ouverture

Synopsis - Acte I : Le prince Tamino (ténor), égaré, est poursuivi par un serpent monstrueux. Il perd connaissance et trois dames, au service de la Reine de la Nuit, le sauve avec leurs lances d'argent avant de disparaître. Lorsque le jeune prince reprend connaissance, il a en face de lui l'oiseleur Papageno (baryton).

- La Flûte Enchantée K.620 - Der Vogelfaenger bin ich ja (c'est moi, l'oiseleur)
S'étant vanté à Tamino d'avoir tué le serpent, Papageno se voit clore la bouche par un cadenas par les trois dames. Puis celles-ci remettent au prince le portrait de la fille de la reine de la Nuit, la charmante Tamina. Précédée de roulements de tonnerre la Reine de la Nuit (soprano) apparait. Elle promet à Tamino, sur un brillant air de vocalises, la main de sa fille si il la libère du scélérat sarastro (baryton-basse) qui la retient prisonnière dans son royaume.

- La Flûte Enchantée K.620 - O Zittre Nicht, Mein Lieber Sohn! (Ne tremble pas, mon cher enfant !)
Levant la punition infligée à Papageno, les trois dames lui remettent un jeu de clochettes magiques, et à Tamino, une flûte enchantée pour les protéger lors de leur quête. Arrivés au palais de Sarastro, Papageno tombe sur Monostatos (ténor), le maure chargé de la surveillance de Pamina. Pendant ce temps, Tamino arrive près des trois temples sacrés: le temple de la Nature, le temple de la Raison, et le temple de la Sagesse. Impressionné par l’atmosphère de ce sanctuaire, il apprend que Sarastro n'est pas un "monstre", mais le grand prêtre du temple de la Sagesse et que Pamina est en vie. Il joue alors de la flûte (des animaux de toutes sortes s'approchent pour écouter le son magique de la flûte), et entend Papageno lui répondre avec les clochettes, mais ils n'arrivent pas à se rejoindre.

- La Flûte Enchantée K.620 - Wie stark ist nicht dein Zauberton (Quelle n'est pas la puissance de ton son enchanté)
Arrivent alors Pamina suivie de Papageno, poursuivis par le maure Monostatos et les gardiens qui veulent les enchaîner. Les gardes succombent au charme des clochettes magiques de Papageno et s'éloignent en chantant. C'est alors que Sarastro, avec son escorte, fait son entrée sur une musique solennelle. Pamina implore son pardon pour avoir tenté de fuir, Monostatos savoure par avance son triomphe et amène son captif, Tamino. Mais Saradtro adresse des paroles bienveillantes aux jeunes amoureux, qui avant d'être unis, devront se soumettre aux épreuves purificatrices. Quant à Monostatos, lui, est récompensé de "soixante-dix-sept coups de bâton"

- La Flûte Enchantée K.620 -Final acte I - Es lebe Sarastro, Sarastro es lebe (Vive Sarastro, longue vie à Sarastro)
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