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La discographie du Polo

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Re: La discographie du Polo

par Pol » mer. 27 juin 2018 20:39

Émile Waldteufel (1837 - 1915)

Musicien officiel du second Empire
Issu d'une lignée de musiciens, Émile Waldteufel est un compositeur français, né à Strasbourg le 9 décembre 1837 et mort le 12 février 1915 à Paris.
Le Johann Strauss français ! Aujourd'hui oublié (son nom tout au moins), ses valses restent célèbre, reprises même par des accordéonistes tel André Verchuren ou Yvette Horner.
Le jeune Émile grandit sous le règne de Louis-Philippe. Il apprit tout d'abord le piano avec sa mère Flora. Puis, en décembre 1844, la famille décida de tenter sa chance à Paris. En effet, le frère d'Émile, Léon, venait d'être admis au conservatoire, et Lazare nommé chef d'orchestre des bals du Jardin d'hiver et du Bal Mabille. Le petit Émile avait alors sept ans. La famille s'établit dans le quartier du bas de Montmartre où Émile Waldteufel résida par la suite toute sa vie.
En 1853, Émile Waldteufel entra au conservatoire pour étudier le piano. Là, il eut deux éminents condisciples dont il devint le collègue et l'ami : Jules Massenet (Thaïs), qui resta toujours un ardent défenseur d'Émile Waldteufel, et Georges Bizet (Carmen). Or, en cette même année 1853, l'empereur Napoléon III épousa la comtesse espagnole Eugénie de Téba. Mais Émile Waldteufel ne savait pas encore quelle importance capitale cet événement allait avoir pour lui.
Malheureusement, la vie étant difficile pour les Waldteufel, Émile dut bientôt interrompre ses études au conservatoire. Il devint démonstrateur pour une firme de pianos du nom de Scholtus (aujourd'hui disparue), puis il donna des leçons de piano. Par bonheur, il fit aussi la connaissance de Prosper Mérimée (la dictée, Carmen), et celui-ci introduisit Émile Waldteufel à la cour. Charles Gounod (Faust) entendit aussi sa toute première valse intitulée Joies et Peines (1859, dédiée à la comtesse de Loewenthal) et en fit grand éloge, ce qui poussa Émile Waldteufel auprès de Napoléon III. Cette très jolie valse resta d'ailleurs la préférée du musicien.
L'empereur Napoléon III se prit rapidement de goût pour un petit port de pêcheurs du sud-ouest de la France, le village de Biarritz, dont il fit bientôt la résidence d'été de la cour. S'y rendant une première fois en 1854 avec sa jeune épouse, l'Empereur décida d'y faire construire la villa Eugénie dont il confia la réalisation à l'architecte Durand. Dès lors le couple impérial n'eut de cesse de se rendre chaque été à Biarritz (à l'exception de 1860 et 1864), et Émile Waldteufel y accompagna la cour chaque année.
Les Tuileries, Compiègne en automne, Biarritz l'été, c'est une gloire certaine, mais pas la popularité. D'autant qu'en 1870, tout ce petit monde va s'écrouler. C'est le prince de Galles qui devait remarquer, en 1874, une des valses du compositeur, Manolo, lors d'une soirée parisienne en son honneur : une dédicace au futur Édouard VII et, à Londres, l'Alsacien était lancé. Idole à Londres, Waldteufel le devient vite en Europe. Mais ce casanier refusait de voyager. Lui offrait-on l'inauguration des concerts du casino de New York ? il refusait d'y aller. Le réclamait-on à Londres ? il attendit 1885 pour s'y rendre. Berlin attendra 1888 !
Il devint chef d'orchestre des bals de la présidence à l’Élisée et, après Johann Strauss et Olivier Metra, chef des bals de l'opéra. Quand il s'éteint, le 12 février 1915, ce sera, hélas, sans revoir Strasbourg rendu à la France et, dans ce conflit qui marquera le déclin définitif de la valse, il était l'un des plus heureux chantres.

Amour et Printemps (valse)
Les Patineurs (valse)
Bella Bocca (polka)
Grande Vitesse (galop)
La composition de "españa est de Emmanuel Chabrier, mais l'arrangement en valse est de Waldteufel.
España (valse)
Estudiantina (valse)

Re: La discographie du Polo

par Pol » sam. 23 juin 2018 12:21

Zaphale a écrit :
sam. 23 juin 2018 11:52
@Pol la chevauchée des valkyries
La chevauchée des Walkyries, prélude au début du troisième acte dans un opéra de Wagner, "Die Walküre " (les Walkyries, guerrières en armure de la mythologie scandinave), cet opéra faisant partie de la tétralogie "Der Ring des Nibelungen" (en Français "L’Anneau du Nibelung", et en abrégé, "Le Ring"). La tétralogie comporte quatre opéras (sans déc ? c'est une tétralogie, quoi !) : L'Or du Rhin - La Walkyrie - Siegfried - Le Crépuscule des dieux.
J'ai cette tétralogie en CD, mais, si je l'ai écouté une fois, je ne la connais pas assez pour en parler dans ce forum. Ça viendra sûrement un jour.
C'est dans une scène culte du film de Francis Ford Coppola, "Apocalypse Now" , où l'on voit un bal d'hélicoptère au cours de la guerre du Vietnam, que cette musique sert de support.

Merci pour ton post, amigo ! :amities:

Re: La discographie du Polo

par Zaphale » sam. 23 juin 2018 11:52

@Pol :amities: :merci: pour Carl Orff, un de mes premiers compositeur avec Tchaïkovski et la chevauchée des valkyries.
(Re)Découvert avec Excalibur de John Boorman et ré-utilisé ensuite comme musique de fond dans les jeux de rôles médiévaux.
Un des rares albums classiques que j'ai jamais acheté aussi avec la chevauchée des valkyries :g335c:

Re: La discographie du Polo

par Pol » ven. 22 juin 2018 23:33

Carl Orff (1895 - 1982)
Carl Orff est né le 10 juillet 1895 à Munich et mort également à Munich le 29 mars 1982.
D'abord chef d'orchestre à Munich, Darmstadt et Mannheim, il met un certain temps à trouver sa voie de compositeur. Dans les années 20, il met au point un système d'éducation musicale fondée sur le rythme, et fonde en 1925, avec Dorothée Gunther, la Guntherschule, école de gymnastique rythmique et de danse classique. En même temps, il se penche sur des musiques alors presque oubliées, et dégage sa conception personnelle d'une musique revenant à ses sources "primitives", liées au corps, à l'apprentissage de la maîtrise et de la coordination corporelle, mais aussi à une certaine idée de la musique comme rite. C'est en 1937, dans l'Allemagne nazie du IIIe Reich (dont il est musicien officiel), qu'il connait son premier grand succès, et dont le retentissement sera mondial : ce sont les Carmina Burana, cantate scénique d'esprit "païen", où il cherche à retrouver la force des genres dramatiques primitifs, avec leur écriture martelée et simplifiée.

Carmina Burana - O Fortuna
Carmina Burana - Fortune plango vulnera
Carmina Burana - Tanz
Carmina Burana - Estuans Interius
Carmina Burana - In trutina
Petit aperçu des Carmina Burana qui comptent 25 éléments, sur 5 représentés ci-dessus.

Re: La discographie du Polo

par Pol » ven. 22 juin 2018 18:09

Pablo de Sarasate
Comment parler de Sarasate sans parler de Lalo, et inversement ? Amitié, complicité, le premier révélant le génie du second, de deuxième mettant en exergue la virtuosité du premier. Pourtant, à ce moment-là, en 1874, c'est Sarasate l'homme célèbre, qui déplace les foules, et Lalo est encore un compositeur quinquagénaire inconnu du grand public.
Pablo Martín Melitón de Sarasate y Navascués (ouf !) est de vingt ans le cadet de Lalo.
Né le 10 mars 1844 à Pampelune, il fait ses études au conservatoire de Paris. Il connait très vite le succès : ses qualités d’interprète, richesse du son, sûreté du doigté, une énorme capacité de mémoire, se double chez lui d'un sens naturel des gestes qui retiennent l'attention du public. Musicien, il est acteur de théâtre, continuant en cela la tradition d'un Paganini (autre violoniste virtuose de l'époque classique). Il ne négligeait pas les effets de scène, laissant glisser le manche de son Stradivarius dans sa main gauche avant de le rattraper au dernier moment par la crosse. Il a composé, en Bohème de génie, bon nombre de pièces destinées à faire valoir sa prodigieuse habileté, dont les fameuses Zigeunerweisen (Les Airs Bohémiens) en 1878, puis ses Carmen-Fantaisies en 1883, qui reprennent les grands airs de l'opéra de Georges Bizet, en les arrangeant "sauce virtuose".
Pièce de concours pour violoniste de premier choix, les Zigeunerweisen restent un tour de force de la littérature musicale pour violon solo. La virtuosité quasi diabolique y voisine avec une sensibilité à fleur de peau, ingrédients nécessaires de ce qu'il convient d'appeler "l'âme tzigane".

Zigeunerweisen (Les Airs Bohémiens)
Carmen-Fantaisie
Les Zigeunerweisen sont joués par M. Itzhak Perlman, pour moi le plus grand violoniste de notre époque, XX° et XXI° siècle. Atteint de poliomyélite enfant, il ne peut jouer qu'assis.

Re: La discographie du Polo

par Pol » jeu. 21 juin 2018 22:56

Édouard Lalo (1823 - 1892)
Édouard Lalo est né à Lille le 27 janvier 1823 et mort à Paris le 22 avril 1892. Issu d'une famille d'origine espagnole, dont les ancêtres maternels et paternels étaient venus s'établir dans les Flandres au XVI° siècle, il commença ses études au conservatoire de Lille.
S'il y a des compositeurs poissards, chats noirs, parce que la carrière à laquelle ils aspirent, laquelle, souvent, ils méritent, semble se dérober devant eux, Lalo pourrait être leur porte-drapeau. La postérité parfois corrige ce que le jugement des contemporains peut avoir eu d'injuste, parfois elle passe à côté du procès en réhabilitation qui s'imposait. Un homme peut ainsi être oublié deux fois, condamné à un oubli plus ou moins profond pour des raisons toutes différentes. C'est un peu ce qui est arrivé à Lalo. Négligé aujourd'hui car on le juge facile et mondain, il a commencé sa carrière dans le silence parce qu'il était trop moderne, trop intimiste, trop délicat pour une époque qui ne détestait pas le bruit et la musique à grands effets. Le Lalo des débuts est un musicien discret dont les œuvres ont un petit relent d'Allemagne, ce qui n'est pas pour plaire dans les salons parisiens de cette époque. A quarante ans passés, c'est encore un inconnu : s'il occupe une certaine place dans le monde parisien, il le doit à son talent de violoniste et à la qualité de son enseignement. En 1865, il fait un "beau mariage" en épousant mademoiselle de Malmigny, fille du général chef d'état major de la place de Paris. Elle fut de ses élèves, possède une belle voix de contralto, et naturellement il composa pour elle quelques charmantes mélodies.
En 1867, il profite d'un concours ouvert par la ville de Paris, pour présenter un opéra : Fiesque. Le jury ne se laisse pas séduire et l'opéra de Lalo se voit préférer les œuvres de deux compositeurs aujourd'hui complètement oubliés. Pourtant, grâce à l'amitié de Charles Gounod, le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles accepte l’œuvre ... Et fait faillite.
Se résignant, il abandonne la composition, mais en 1874 Lalo fait la connaissance du violoniste espagnol, le plus célèbre de son temps, Pablo de Sarasate, qui fera pour la première fois entendre , à un concert au Châtelet, le concerto pour violon de Lalo. Si sa réputation est faite, plus importante encore est l'amitié de Sarasate qui lui apporte une source d'inspiration nouvelle. Cet Espagnol des Flandres rencontre un Espagnol de Navarre, qui lui fera connaître de merveilleux airs populaires de son pays, et Lalo "écrira" espagnol avec une faible connaissance personnelle du pays qu'il chante.
Virtuose, Sarasate avait besoin pour ses concerts d’œuvres chantantes, vives, séduisantes ; Lalo a composé pour lui un concerto pour violon, ce qu'un violoniste peut souhaiter de plus enchanteur pour un concert. Sarasate le révèle à lui-même, lui apporte sa fantaisie, une légèreté qu'il ignorait encore.
La Symphonie Espagnole nait de ce double échange de l'amitié. Elle n'est d'ailleurs symphonie qu'à moitié, composition autant pour le violon que pour l'orchestre, et en d'autres termes, elle devrait s'inscrire dans le catalogue des concertos. pourtant, le rapport de l'instrument soliste et de l'orchestre est très différent du jeu de questions-réponses auquel les musiciens se livrent dans la forme concertante.

1 - Symphonie Espagnole - 1er mouvement - Allegro non troppo
2 - Symphonie Espagnole - 2ème mouvement - Scherzando : Allegro molto
3 - Symphonie Espagnole - 3ème mouvement - Intermezzo : Allegretto non troppo
4 - Symphonie Espagnole - 4ème mouvement - Andante
5 - Symphonie Espagnole - 5ème mouvement - Rondo : Allegro
Je vous parle, demain de Pablo de Sarasate et de ses Zigeunerweisen (Airs Bohémiens) ....

Re: La discographie du Polo

par Pol » jeu. 21 juin 2018 00:19

Carlos Gardel
Charles Romuald Gardès, devenu en Argentine Carlos Gardel, est un compositeur de tangos, un chanteur et acteur français, naturalisé Argentin.
Né le 11 décembre 1890, rue du canon d'Arcole à Toulouse, d'une mère célibataire, Charles Romuald Gardès, avec sa maman, dut prendre le chemin de l'exil pour échapper aux commérages et à l’opprobre que lui valait sa condition d'enfant naturel.
A Buenos Aires, celui que ses voisins surnomment très vite "El Francesito", s'intéresse à la musique populaire. En 1911, il s'associe à José Razzano avec qui il chantera pendant plus de quinze ans des mélodies d'inspiration folkloriques ou provinciale.
C'est en 1917 que Carlos Gardel chante son premier tango "Mi Noche Triste". C'est un évènement car, jusque là, le tango n'était pas chanté ou alors dans de mauvais lieux et sur des paroles argotiques qui offusquaient la bonne société argentine. Ce titre sera le premier tango poétique et son interprétation fera passer Gardel du rang de grande vedette à celui d'idole nationale. Désormais, il ne veut plus chanter que tangos et milongas (genre de tango).
Mais il n'est pas satisfait ! Depuis son adolescence, il rêve de composer des mélodies et des airs d'opéra. Son idole s'appelle Caruso !
A partir de 1930, il signera la musique de la plupart des succès qu'il va interpréter, Alfredo Le Pera en sera le parolier. Ils mourront tous les deux en pleine gloire le 24 juin 1935 dans un accident d'avion sur l'aéroport de Medellín en Colombie.

Mi Buenos Aires Querido, un hymne à la capitale argentine, chanté par Gardel en 1934 dans le film Cuesta Abajo. Et pourquoi ne proposerai-je pas cette version interprétée par Julio ?

Mi Buenos Aires Querido (Mon Buenos Aires bien-aimé)
Volver, composé en 1934, fut chanté par Gardel dans le film El Dia Que me Quieras, tourné en 1935 à New York, le dernier long métrage de Gardel. Peut-être le plus émouvant, ce tangos qui parle de retour. Il mourra avant de le chanter à Buenos Aires.

Volver (Revenir)
Por una cabeza composé en 1934, chanté en 1935 dans le film "Tango Bar", où l'on retrouve la passion de Gardel pour les chevaux.

Por una cabeza (D'une Courte Tête)
El Dia Que me Quieras (voir Volver ci-dessus) la chanson d'amour la plus souvent chantée aujourd'hui encore en Argentine.

El Dia Que me Quieras (Le jour où tu m'aimeras)

Re: La discographie du Polo

par Pol » mar. 19 juin 2018 19:30

Nino Rota
Giovanni (dit Nino) Rota, né le 3 décembre 1911 à Milan et mort le 10 avril 1979 à Rome, fut un enfant prodige de la musique. Petit-fils du compositeur Giovanni Rinaldi et fils d'une grande pianiste, Ernesta Rinaldi, Nino grandi parmi la "grande" musique : Sa maison de Milan (appelée "maison Rota") est devenue un centre de visites incontournable pour tous les compositeurs du moment lors de leur passage en Italie, et le petit Nino put connaître familèrement des musiciens tels que Stravinski, Toscanini, Casella, de Falla, ...
A quatre ans, il savait déjà jouer du piano; à huit il improvisait et harmonisait naturellement. Il écrivit à cette époque de nombreuses pièces dont beaucoup furent perdues lors des bombardements de milan durant la seconde guerre mondiale. A dix ans, il compose l'oratorio pour soliste,chœur, orchestre et orgue "L'Infanzia di San Giovanni Battista" en réaction, semblerait-il, au décès de son père. Créé à Milan et peu après en France, il obtient un accueil enthousiaste : "Rota, l'émule de Mozart" pouvait-on lire dans la presse de l'époque.
En 1930, il obtient une bourse pour étudier au "Curtis Institute" de Philadelphie, où il étudie la composition et la direction d'orchestre. A son retour en Italie, et après avoir passé une thèse ès lettres (sur la renaissance musicale en Italie), il enseigne au conservatoire de Taranto, puis à Bari dont il fut le directeur jusqu'à sa retraite (le chef Ricardo Muti fut l'un de ses élèves).
Célèbre dans le monde entier pour ses musiques de film, qui appartiennent désormais à la mémoire collective du XX° siècle, Rota se distingua aussi par des succès retentissants dans le domaine symphonique, la musique de chambre, la musique sacrée, le ballet et l'opéra.

Concerto pour violoncelle n.2
Nino Rota, compositeur éclectique ? C'est un compositeur qui ... compose ... de la musique ! Il est surtout célèbre du grand public pour ses musiques de film, notamment pour Federico Fellini (la Srada, la Dolce Vita, 8½, Le Cheik blanc, Amarcord ... ), Francis Ford Coppola (Le Parrain), Luchino Visconti (Rocco et ses Frères, Le Guépard).
Etrange destin que celui des musiques de film, par rapport à la "grande" musique. Le compositeur qui a préparé les partitions destinées à la bande-son, après un travail méticuleux, voire difficile, avec le metteur en scène, abandonne son œuvre sitôt l'enregistrement terminé, car elle fait désormais partie intégrante du film. On ne fait généralement pas la distinction entre le succès d'un film et celui de la bande-son qui l'accompagne, et on publie en disque les enregistrements originaux. Qui ne connait pas au moins l'une de ces œuvres, titre du film qui donne son nom à l’œuvre, citées ci-dessus ? J'aime à vous les présenter toutes, ou à vous les remémorer ... Bonne écoute !



The Godfather (Le Parrain) - Francis Ford Coppola - 1972
la Srada - Federico Fellini - 1954
la Dolce Vita - Federico Fellini - 1960
Le Cheik blanc - Federico Fellini - 1952
8½ - Federico Fellini - 1963
Rocco et ses Frères - Luchino Visconti - 1960
Le Guépard - Luchino Visconti - 1963
Amarcord - Federico Fellini - 1973
:e_wink: :aurevoir:

Re: La discographie du Polo

par Pol » lun. 18 juin 2018 11:22

Quelques compositeurs espagnols ...
Joaquín Rodrigo (1901 - 1999)
Joaquín Rodrigo est né le 22 novembre 1901 à Sagunto (province de Valencia) et mort le 6 juillet 1999 à Madrid, est un compositeur espagnol.
Frappé tout enfant de cécité, il commence ses études musicales à Valence, puis se rend en Allemagne (1922) où il écrit ses premières compositions. Elève de Paul Dukas (l'Apprenti sorcier) de 1927 à 1932 à Paris, il rencontre Manuel de Falla et Ricardo Viñes, dont les conseils le marquèrent profondément. Sa première oeuvre importante, le Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre (1939), fut accueillie avec un enthousiasme jamais démenti. Ce concerto a exercé une influence déterminante sur l'évolution de la guitare au XX° siècle. On lui doit également le Concerto andalou pour quatre guitares

Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre - 1er mouvement -Allegro con spirito
Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre - 2ème mouvement - Adagio
Concerto d'Aranjuez pour guitare et orchestre - 3ème mouvement - Allegro Con Brio
Mais il serait dommage de cantonner Rodrigo à cette seule œuvre, importante, certes, mais son concerto andalou pour quatre guitares (1967) mérite tout autant notre attention. Joaquín Rodrigo est certainement l'artisan du renouveau de la musique espagnole plus ancienne, colorée, empreinte de nostalgie folklorique.

concerto andalou pour quatre guitares - (Complet : Tiempo de Bolero / Adagio – Allegro – Adagio / Allegretto – Allegro - Allegretto)
Isaac Albéniz
Isaac Albéniz est né le 29 mai 1860 à Camprodon (Province de Catalogne, Espagne), et mort 18 mai 1909 à Cambo-les-Bains (Pays Basque français).
Enfant précocement doué, il commence l'étude du piano à 3 ans et à 4 se produit déjà en concert. Grâce à une bourse, il étudie à Bruxelles chez Brassin. Il rencontre Liszt en 1880, donne des concerts en Amérique du Sud, à Cuba, en Espagne, où il écrit des zarzuelas (genre théâtral lyrique espagnol né au XVII° siècle). Ses influences (Liszt, Mendelssohn, Schumann) s'effacent derrière les différentes pièces de la Suite Espagnole. Après Barcelone, Madrid (1885), il se fixe à Paris, rencontre Paul Dukas, Debussy, Fauré, et devient professeur de piano. Déçu par l'accueil de son pays natal à sa musique, il se considère comme un exilé, et les quatre cahiers d'Iberia (pièces pour piano seul), son chef-d’œuvre, sont l’écho de cette déception. Il meurt au Pays-Basque à l'âge de 49 ans du mal de Bright (insuffisance rénale chronique).

Asturias
Manuel de Falla
Andalou par son père, et Catalan par sa mère, Manuel de Falla, né à Cadix en 1876, et mort à Alta Gracia, en Argentine en 1946, est un compositeur espagnol. Il compose quelques zarzuelas, puis en 1904, la Vie Brève, avant de partir pour Paris (1907 - 1914). Il connait Debussy, Dukas, Ravel, Albéniz, Viñes (ce dernier, pianiste virtuose, joue ses quatre pièces espagnoles et lui suggère Nuits dans les jardins d'Espagne). Revenu en Espagne, il se fixe à Madrid où il écrit l'Amour Sorcier, inspirés par des récits fantastiques gitans. il procède également à une étude passionnée et approfondie du cante jondo (type de chant flamenco, qui désigne les chants les plus anciens et les plus primitifs du répertoire flamenco (Wiki)) en compagnie de Federico García Lorca. En 1927, il entreprend l'Atlantide auquel il travaillera jusqu'à sa mort, le laissant inachevé. les 4 homenajes (hommages) destinés à Arbos, Dukas, Debussy et Pedrell sont sa dernière oeuvre avant de partir pour l'Argentine. Invité à diriger plusieurs concerts à Bueno Aires, il devait y succomber à une crise cardiaque, sans réaliser son désir de mourir dans un couvent des environs de Cordoue.

Danza ritual del fuego (Danse rituelle du feu) (Extrait de L'Amour sorcier - El amor brujo)
Danza del Terror (Danse de la frayeur) (Extrait de L'Amour sorcier - El amor brujo)
Danza y canción del juego de amor (Danse et chanson du jeu d'amour) (Extrait de L'Amour sorcier - El amor brujo)
Bonus
Francisco Tarrega (1852 - 1909)
Un des guitaristes les plus influents dans le monde, il est considéré comme le père de la guitare classique moderne (Wiki)
Recuerdos de la Alhambra (Souvenirs de l'Alhambra)

Re: La discographie du Polo

par Pol » dim. 17 juin 2018 20:18

Giuseppe VERDI (1813 - 1901)
Requiem

Sans aucun doute, la Messa da Requiem de Verdi est l'une des plus belles œuvres du répertoire sacré. Il est crée en 1874 à L’église San Carlo de Milan, pour l'anniversaire de la mort du grand ami de Verdi, Alessandro Manzoni (Alessandro Manzoni est un écrivain majeur italien), mort en 1873. je postais, page 8, ce qui fait des requiem de Mozart et de Verdi (Celui de Fauré dans une moindre mesure) les plus beaux du répertoire : La préférence particulière que le public porte aux requiem de Mozart et Verdi est assez étrangère à la musique elle-même. Ce public pense qu'il y a une différence importante entre le musicien qui écrit sur la mort confortablement installé au coin du feu, et celui qui compose sur le même thème alors qu'il est sous l'effet d'un choc brutal qui le touche personnellement.
Par la suite, Verdi dirigea ce Requiem au Teatro alla Scala de Milan, puis à l'Opéra de Paris. Le succès de cette œuvre ne s'est jamais démenti.
Le Requiem est construit comme une œuvre de concert : Des chœurs de Nabucco aux trompettes d"Aïda tout en préservant l'éclat musical, la profondeur sentimentale, et la "majestuosité" lyrique. Oui, cette œuvre est bouleversante !

Il se décompose en deux parties :
1ère partie :
1. Introït : Requiem aeternam - Te decet hymnus - Kyrie (soli, chœur)
2. Séquence (Dies iræ) :
2.1 Dies iræ - Quantus -(chœur)
2.2 Tuba mirum - Mors stupebit (basse, chœur)
2.3 Liber scriptus - Dies iræ (mezzo-soprano, chœur)
2.4 Quid sum miser (soprano, mezzo-soprano, ténor)
2.5 Rex tremendae - Salva me (soprano, mezzo-soprano, ténor, basse, chœur)
2.6 Recordare - Quaerens me - Juste Judex (soprano, mezzo-soprano)
2.7 Ingemisco - Qui Mariam - Preces meae - (ténor)
2.8 Confutatis - Oro supplex - Dies irae (basse, chœur)
2.9 Lacrymosa - Pie Jesu (tous solistes, chœur)
2ème partie :
3. Offertoire : Domine Jesu - Hostias - Quam olim Abrahae (tous solistes)
4. Sanctus (double chœur)
5. Agnus Dei (soprano, mezzo-soprano, chœur)
6. Communion : Lux aeterna (mezzo-soprano, ténor, basse)
7. Répons : Libera me - Dies irae - Libera me (soprano, chœur)

Composition lyrique : une soprano, une mezzo-soprano, un ténor, une basse, un chœur.

Dies Irae (Jour de colère) et (à 4:20) Tuba Mirum (La trompette, répandant ses sons)
Liber scriptus (Le livre écrit)
Lacrimosa dies illa (Jour de larmes que ce jour-là)
Agnus Dei (Agneau de Dieu)
Je suis toujours aussi ému par cet Agnus dei, magnifique !

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